ESPV- ONE HEALTH

L’OIE aux cotés de l’OMS pour assurer la Sécurité sanitaire des Aliments

Comme chaque année depuis sa création par l’assemblée mondiale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1948, la journée mondiale de la santé a été célébrée le 7 avril. L’OIE a le plaisir de s’associer à cet évènement au coté de son partenaire international, autour du thème choisi pour l’année 2015 : la sécurité sanitaire des aliments.

À l’heure de la mondialisation, assurer la salubrité et l’innocuité des denrées alimentaires constitue plus que jamais un enjeu clé pour tous les pays. Il est estimé que la demande mondiale en protéines d’origine animale (lait, œufs, viandes) devrait s'accroître de 70 % d'ici l'an 20502. Pour apporter une réponse adéquate à cette demande tout en assurant une bonne sécurité sanitaire des aliments d’origine animale, contrôler les agents pathogènes dès leur source animale est primordial. L'élimination ou la maîtrise des risques alimentaires à leur source (approche préventive) est en effet plus efficace et moins onéreuse que le contrôle du produit fini (vérification de la qualité finale) pour réduire ou éliminer les risques de répercussions sanitaires indésirables, notamment sur la santé humaine.

C’est pourquoi, depuis 2002, l’OIE élabore, adopte et publie des normes ayant trait aux « aliments d’origine animale en phase de production », normes principalement focalisées sur la prévention des dangers existant avant l'abattage des animaux ou la première transformation de leurs produits (viandes, lait, œufs etc.), et susceptibles de générer ultérieurement des risques pour les consommateurs. Les  centres de référence de l’OIE dédiés à la sécurité sanitaire des aliments apportent de plus une expertise essentielle à la bonne élaboration de normes basées sur la science.

Les synergies entre ces activités normatives de l'OIE et celles de la Commission du Codex Alimentarius sont assurées et renforcées par l’existence d’un groupe de travail permanent de l’OIE sur la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale en phase de production, qui travaille en coordination avec des hauts représentants du Codex, de la FAO et l’OMS.

La meilleure assurance de sécurité et de qualité alimentaires est une approche multidisciplinaire intégrée tout au long de la chaîne alimentaire. La mise en œuvre de liens entre les phases de production, de transformation et de consommation des aliments est essentielle, dans le cadre d’une approche dite de « l’étable à la table ».

La formation initiale et continue des vétérinaires, qui porte à la fois sur la santé animale, dont les zoonoses, et sur l'hygiène alimentaire, leur confère des compétences très recherchées pour jouer un rôle central, en collaboration avec les autres acteurs, en matière de sécurité sanitaire des aliments d'origine animale. Les Services Vétérinaires en sont ainsi souvent responsables des contrôles de salubrité des aliments à l’échelle nationale, d’un bout à l’autre de la chaine alimentaire. De par leur présence sur les exploitations agricoles tout d’abord, qui leur permet de s’assurer que les animaux sont élevés dans de bonnes conditions d'hygiène et de bien-être ; mais aussi de par leur rôle dans la détection précoce, la surveillance efficace et le traitement rapide des maladies animales ; de par leur présence en abattoir pour l’inspection des animaux vivants (ante mortem) et des carcasses (post mortem) ; leur rôle de certification sanitaire attestant de la conformité des produits, destinés à la consommation nationale ou à l’exportation, vis-à-vis des normes de santé animale et de sécurité alimentaire ; ou encore de par leurs activités d’inspection au niveau du transport, de la distribution, ou de la restauration.

Cependant, un grand nombre de pays, notamment en développement, accuse encore une insuffisance de cadre législatif, et de moyens financiers et humains pour assurer le bon fonctionnement des systèmes de santé animale, et plus particulièrement des services vétérinaires. Cet état de fait est alarmant, car dans de nombreuses parties du globe, les productions animales sont les principales sources de revenus d’une majeure partie de la population rurale, qui répond fréquemment aux critères de pauvreté. Dans ses récentes publications , à consulter dans la Revue scientifique et technique de l’OIE, Volume 333, l’OIE met en évidence le lien existant entre amélioration de la santé animale, amélioration de la productivité de l’élevage, et réduction de la pauvreté. Il y souligne la nécessaire allocation de moyens supplémentaires aux systèmes de santé animale pour une meilleure gestion de la santé animale, partout dans le monde. Un tel soutien aurait en effet une répercussion directe non seulement sur la situation économique de ces éleveurs pauvres et leur accès à une nourriture saine et en bonne quantité, mais aussi sur la stabilité politique et économique des pays.

Les animaux (sauvages et domestiques, terrestres et aquatiques) sont de plus des sentinelles de la santé des écosystèmes qui les entourent. La sécurité sanitaire des aliments d’origine animale est ainsi directement impactée par la qualité des intrants des systèmes de production, comme la qualité de l’eau, la composition et la sureté sanitaire des aliments destinés aux animaux, et les bonnes pratiques d’élevage. Les usages prudents des antibiotiques, des vaccins, antiparasitaires et autres médications vétérinaires font également parties intégrantes de la bonne gestion amont de la production de denrées d’origine animale saines, et de bonne qualité. La prévention de l’antibiorésistance nécessite une supervision vétérinaire, environ 70% des antibiotiques utilisés chez l’animal destiné à la consommation étant directement administrés par des non spécialistes dans les élevages.

C’est dans ce contexte que l’OIE appuie jour après jour ses pays membres grâce à des programmes de renforcement des compétences nationales et au processus d’évaluation de la performance des services vétérinaires (PVS Pathway). Ces outils mis à disposition des pays membres visent au renforcement des systèmes de santé animale dans le monde, afin de promouvoir une sécurité alimentaire et une sécurité sanitaire des aliments durables, dans une perspective non seulement de santé publique mais aussi environnementale. De plus, les 180 délégués nationaux de l’OIE sont encouragés à désigner un point focal dédié à la sécurité sanitaire des aliments, afin de les appuyer sur cette thématique et leur permettre d’assure un meilleur suivi de la préparation et de la mise en œuvre des normes internationales au niveau national. Les points focaux dédiés à la sécurité sanitaire des aliments ont été désignés par les pays membres de l’OIE, assurant un réseau mondial de qualité en la matière.

Le choix par l’OMS de la sécurité sanitaire des aliments comme thème de la journée mondiale de la santé est donc une occasion privilégiée de mettre à l’honneur l’importance du nécessaire renforcement des systèmes de santé animale, et notamment des services vétérinaires, afin d’assurer une prévention adéquate des risques sanitaires liés au denrées d’origine animale dès leur source en phase de production.  Cette approche préventive est de plus indissociable d’une excellente collaboration avec les différents acteurs de la chaine alimentaire, de l’éleveur jusqu’au distributeur. Le 7 avril célèbre le lancement de ce thème annuel, mais les actions et évènements internationaux, régionaux et nationaux se poursuivront tout au long de l’année 2015.

Dr Vallat

Code Terrestre de l’OIE :

  • Le rôle des Services vétérinaires dans la sécurité sanitaire des denrées alimentaires (Chapitre 6.1)
  • Maitrise des dangers biologiques significatifs pour la santé animale et pour la santé publique par l’inspection ante mortem et post mortem des viandes (Chapitre 6.2)

1Organisation mondiale de la santé
2Source FAO : http://www.fao.org/animal-health/fr/ au 28/02/2015
3 Pradère J.-P. (2014).– Améliorer la santé animale et la productivité de l’élevage pour réduire la pauvreté, Rev. sci. tech. Off. int. Epiz., 33 (3)
   Pradère J.-P. (2014). – Liens entre l’élevage, l’environnement et le développement durable. Rev. sci. tech. Off. int. Epiz. 33 (3)

Egypt: Upsurge in H5N1 human and poultry cases but no change in transmission pattern of infection (en anglais)

*This press release was developed by the World Health Organization in collaboration with the OIE: Egypt: upsurge in H5N1 human and poultry cases but no change in transmission pattern of infection 


The recent increase of people affected by the avian influenza virus H5N1 in Egypt is not related to virus mutations but rather to more people becoming exposed to infected poultry, according to a recent mission of six organizations assessing the H5N1 situation in the country1.

Paris, May 15th 2015 - Since November 2014 to 30 April 2015, the period analysed by the international mission, a total of 165 cases including 48 deaths were reported. This is by far the highest number of human cases ever reported by a country over a similar period. There are indications that H5N1 is circulating in all sectors of poultry production and in all parts of Egypt.

The mission stressed that the way the influenza H5N1 virus is transmitted in Egypt appears to have remained stable despite the recent upsurge in numbers of human and poultry infections. While the risk for the current situation to escalate into an H5N1 pandemic does not appear to have been changed appreciably, the situation remains a cause for considerable concern.

“Based on all the evidence we have, we believe the upsurge is not explained by changes in the virus itself,” said Dr Keiji Fukuda, WHO Assistant Director-General for Health Security and head of the H5N1 investigation team in Egypt, “The most likely reason for the increase in cases is that more poultry in Egypt are infected by H5N1 and so more people are exposed to this virus. Coupled with insufficient awareness, behavioural patterns and inadequate precautions taken by humans when interacting with poultry this explains what we are seeing.”

For successful reduction of the negative impact on human health and associated economic and food security consequences, it will be essential to strengthen animal and human disease surveillance, biosecurity and disease control programmes, in a context of a strengthened and close collaboration between Human Health and Animal Health Departments. This includes appropriate animal vaccination programmes through joint efforts by the public and private sector in charge of animal health.

The report found that: 

  • Although  human-to-human transmission cannot be excluded, the key epidemiological and demographic features of the recent human cases did not significantly change compared to those reported before the recent increase; 
  • there was no evidence for transmission from patients to health care workers during the upsurge;
  • the vast majority of recent human cases – approximately 70% – had known exposure to infected backyard poultry;
  • analysis of the genetic sequence data did not identify changes suggesting more efficient human-to-human transmission;


Although some of the apparent upsurge in cases might be a result of increased testing for H5N1 in humans, this cannot explain the whole picture. The upsurge of infections in poultry and the cases in people is likely been caused by changes in the economy and the poultry industry.

Many small farmers have turned to raising poultry for food and income in an unmonitored and uncontrolled farming sector. The implementation of a proper veterinary control strategy will require strengthening  the response capacity, public-private partnerships, vaccination strategies and biosecurity in most poultry production sectors. Ensuring compliance with intergovernmental standards on animal health and regulatory statutes at national level, both in poultry production enterprises or households will be critical for limiting spread of the H5N1 virus.

The report also notes that Egypt has already recognized the key features leading to the increase in disease, and has recently proposed important structures, sound policies and strategies. However, for them to be effective will require better implementation and concerted commitments at national, governorate and local level. The report recommended that Egypt should make long-term investments in agriculture, veterinary services, health and rural communities to combat H5N1. Policies should be developed to engage the large number of unlicensed commercial and semi-commercial poultry farms in developing new means of implementing and assuring effective disease prevention and control.

Note for editors:

From 8-12 March 2015, upon a request from the Egyptian Ministry of Health and Population in coordination with the Ministry of Agriculture and Land Reclamation, a joint expert mission representing the World Health Organization (WHO), United Nations Food and Agriculture Organization (FAO), World Organisation for Animal Health (OIE), United States Centers for Disease Control and Prevention (CDC), US Naval Medical Research Unit 3 (NAMRU-3) and the United Nations Children’s Fund (UNICEF) met with key stakeholders and evaluated the current situation of H5N1 in Egypt. The team was to ascertain the reasons behind the rapid increase in human cases, and to provide concrete recommendations to reduce the number of human infections in the future.

Links:

Media contacts

  • WHO
    Dr Jean Jabbour
    Deputy WHO Representative in Egypt
    +201200733863
    email: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

    Mona Yassin
    Communication Officer
    +201006019284
    email: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

  • OIE
    Catherine Bertrand-Ferrandis
    Head of Communication Unit
    +33 (0) 1 44 15 19 72
    email: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

1World Health Organization; United Nations Food and Agriculture Organization; World Organisation for Animal Health (OIE); United States Centers for Disease Control and Prevention; US Naval Medical Research Unit 3; UNICEF

Lien : http://www.oie.int/fr/pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/egypt-upsurge-in-h5n1-human-and-poultry-cases-but-no-change-in-transmission-pattern-of-infection/

L’OIE salue la publication par l’OMS des Bonnes pratiques pour la désignation de nouvelles maladies infectieuses

De nouvelles maladies émergentes viennent affecter chaque année  le monde dans lequel nous vivons et, au cours de ces quelques dernières décennies, la désignation des maladies nouvelles est devenue de plus en plus problématique. Des formulations inexactes ou mal conçues ont eu d’importantes répercussions locales, bien qu’involontaires, sur la culture, le tourisme et l’économie rurale en général. Pour éviter de telles situations, l’Organisation Mondiale de la Santé animale (OIE) a travaillé avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi qu’avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) afin de mettre au point une méthodologie commune pour nommer les maladies infectieuses émergentes, quelle que soit l’espèce dans laquelle cette maladie a été pour la première fois observée. Cette méthodologie devrait être appliquée par la communauté de la santé humaine tout comme par la communauté zoosanitaire de façon logique et cohérente.

Source : http://www.oie.int/fr/pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/the-oie-welcomes-the-publication-of-who-best-practices-for-the-naming-of-new-infectious-diseases/

L’OIE lance l’édition 2015 de « l’A-Z », le vademecum pour mieux comprendre l’Organisation mondiale de la santé animale

Paris, 29 avril 2015 – L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) présente l’édition 2015 du vademecum de l’organisation, « l’A-Z » de l’OIE. Cet outil indispensable pour les décideurs nationaux et internationaux dans les domaines de la santé et du bien-être animal contient un recueil de documents, informations et données clés pour bien connaitre l’OIE et aider à se familiariser avec le fonctionnement de l’organisation. Plusieurs types de navigation dans le site sont proposés :

  • Présentation générale de l’Organisation et le rôle des représentants des 180 Pays membres.
  • Les Services vétérinaires et leur rôle dans les questions de santé animale, de santé publique et de bien-être animal.
  • Les normes de l'OIE encadrant les questions de santé animale, y compris les zoonoses.
  • Le Système Mondial d’Information Sanitaire de l’OIE : WAHIS/WAHID.
  • Les statuts sanitaires officiels des Pays membres relatifs à certaines maladies animales prioritaires.
  • Le Réseau scientifique mondial de l’OIE, noyau central qui permet à l’Organisation d’être à la pointe de l’expertise scientifique vétérinaire mondiale et de mener à bien ses principales missions.  
  • Les Publications de l’OIE : textes normatifs, publications périodiques et actes de conférences internationales, qui ont pour but d’éclairer le débat public et l’élaboration de politiques au niveau mondial.

Son format en permet une consultation rapide et peu contraignante. Il est aussi disponible sur le site de l’OIE.

Source : http://www.oie.int/fr/pour-les-medias/communiques-de-presse/detail/article/the-oie-launches-the-2015-edition-of-its-a-z-a-vademecum-for-a-clearer-understanding-of-the-w/

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