ESPV- ONE HEALTH

L’Afrique de l’Ouest et centrale se réunissent pour discuter coordination et synergies pour contenir la grippe aviaire

Une réunion régionale de consultation appelle à des mesures urgentes de prévention

15 juin 2015, Abuja – Une réunion de consultation régionale d’urgence de deux jours a lieu du 15 au 16 juin 2015 à Abuja, au Nigeria, pour discuter des stratégies régionales et nationales et de leur mise en œuvre pour améliorer la coordination et les synergies afin d’assurer une politique immédiate et efficace de prévention et de contrôle de la souche H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène en Afrique de l’Ouest et centrale.

Cette consultation, organisée par la FAO et la CEDEAO en collaboration avec l’OMS, l’OIE, l’UA-BIRA, l’USAID et l’USDA, a également prévu de discuter de l’évolution de la maladie et son impact ainsi que d’aider les pays à améliorer leurs capacités de préparation et de réaction.

« La maladie a déjà entraîné d’énormes pertes économiques pour le secteur avicole. Cela pourrait se répercuter sur les moyens d’existence des communautés locales, constituer une menace pour des centaines de milliers d’éleveurs et de vendeurs de volailles, compromettre ainsi la production commerciale de volailles et sérieusement entraver le commerce régional et international ainsi que les opportunités de marché », a déclaré M. Bukar Tijani, Sous-directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Selon la FAO, au 7 juin 2015, plus de 1,7 millions de poulets sont morts de la maladie ou ont été abattus dans cinq pays touchés par le virus de la grippe H5N1 en Afrique de l’Ouest et centrale.

« Bien qu’aucun cas de maladie attribuable au virus de la grippe H5N1 n'ait été signalé chez l’homme à ce jour, il faut absolument prendre des mesures préventives pour réduire le risque de transmission du virus de la grippe de la volaille à l’homme, de peur que cela ne fasse des victimes comme cela s’était produit dans certaines parties d’Asie et en Égypte », a expliqué le vétérinaire en chef de la FAO, Dr Juan Lubroth.

« Le manque de ressources pour mettre en place une bonne gestion de la circulation des volailles et des produits avicoles entraîne un risque de propagation possible du virus de la grippe H5N1 dans la sous-région », a-t-il ajouté.

Déjà, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali ont officiellement interdit les importations de volaille en provenance du Burkina Faso tandis que le Bénin et le Cameroun ont pris la même mesure à l’égard du Nigeria. Ces mesures de restriction seraient vaines sans une collaboration efficace ainsi qu’une coordination des activités de prévention et d’intervention, étant donné l’importance du commerce de volailles dans la région et la porosité des frontières.

Des autorités nationales en charge des ressources animales dans les pays touchés par la grippe aviaire hautement pathogène et celles des pays à risque, des représentants des commissions économiques régionales, le secteur avicole, des partenaires techniques et financiers et des institutions spécialisées ont participé à la réunion d’Abuja. Il s’agit notamment des CSV et des chefs de laboratoires vétérinaires du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Togo, du Cameroun et du Tchad, des représentants du ministère de la Santé des pays participants, de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’OIE, de l’OMS, de l’UA-BIRA, de la Banque mondiale et de l’USDA-APHIS.

Contexte                                            

Depuis décembre 2014, la grippe aviaire hautement pathogène touche beaucoup d’exploitations avicoles et de marchés de volailles au Nigeria, au Burkina Faso et au Niger. Le Nigeria, par exemple, a signalé des cas de la grippe à l’OIE les 9 et 16 janvier 2015, suivi du Burkina Faso le 1er avril 2015, du Niger le 21 avril 2015, de la Côte d’Ivoire le 28 mai 2015 et du Ghana le 10 juin 2015.

La FAO et d’autres partenaires soutiennent activement les pays africains pour contenir ces nouveaux foyers de la grippe H5N1 et renforcer leurs capacités de prévention et de contrôle de la maladie. Depuis début 2015, la FAO et l’OIE ont mené des missions conjointes d’évaluation rapide dans différents pays pour aider à la préparation et à l’actualisation de leur Plan national d’action intégré (PNAI) pour la grippe aviaire et humaine (GAH).

Ces missions conjointes ont aussi aidé à déterminer les besoins immédiats pour la prévention, la détection et l’intervention rapide. Des fonds ont été mobilisés auprès des sources de financement internes de la FAO et des bailleurs de fonds pour aider le Nigéria et les pays voisins à détecter et contenir le virus de la grippe H5N1.

Lien connexe

http://www.fao.org/docrep/014/i2150e/i2150e.pdf

Contact:

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

Sierra Leone: One of the toughest slums beats Ebola

Moa Wharf is one of Sierra Leone’s worst slums. In this overcrowded, beachfront neighbourhood, Ebola arrived and seemed poised to burn through the area like wildfire. So how did one of the most challenging areas in Sierra Leone get to zero cases and how can the Ebola response learn from its success?

Read more...

Full time scientific assistant: Experienced epidemiologist University of Antwerp

The International Health Unit of the department Epidemiology and Social Medicine of the faculty of Medicine at the University of Antwerp has the following position available:  

Full time scientific assistant: Experienced epidemiologist 

The research of the International Health Unit (IHU) focuses on health problems in developing countries covering research domains such as vaccine preventable diseases (including vaccine programs), reproductive health (including HIV/AIDS), management of chronic diseases and tropical diseases. The IHU is also closely involved in several clinical trials.

The International Health Unit of the University of Antwerp recently received an important EU grant to study the cause of nodding syndrome and epilepsy in onchocerciasis endemic countries (NSETHIO). uantwerpen.be/en/rg/international-health/research/projects/nsethio-project

To strengthen our team we are looking for an epidemiologist to collaborate in and support this project.

Profile

Essential criteria:

  • Excellent knowledge of epidemiology, experience with statistical data analysis, and experience in using statistical software (SAS, STATA, or R)
  • Experience with participating in or leading a research project in in developing countries (preferably in Africa) is an important asset;
  • Excellent organizational skills and able/willing to work in remote places in Africa
  • Strong interest in scientific work; flexible, autonomous, excellent communication and interpersonal skills; strong sense of initiative and responsibility.
  • Good communicative skills, collaborative and multidisciplinary interest
  • Good publication record and experience with grant writing
  • Excellent knowledge of English, both oral and written;
  • Good knowledge of French, both oral and written;

Function

  • Coordinating a trans-disciplinary research project to identify the cause of nodding syndrome and epilepsy in onchocerciasis endemic regions
  • Collaborating closely with clinicians, parasitologists, eco-entomologists, biologists, anthropologists and  bioinformaticians
  • Visiting research sites in Uganda, Tanzania, South Sudan, Democratic Republic of the Congo and Cameroon and assisting in coordinating local research activities.
  • Supervising PhD students working in the project
  • Develop data collection systems, databases, perform data management and data analysis
  • Report on project progress and results;
  • Assist in writing scientific publications on project results.
  • Assist in attracting external research funding from the private and public sector in the domain of basic and applied research on national as well as international level;

We offer

  • An initial 12 months fixed-term contract for a full-time position (post-doc level), extendable with a minimum of two additional years after positive evaluation. The position can be taken up immediately, but timing can be agreed upon; salary according to university standard remuneration rates, depending on academic qualifications and former professional experience;
  • A dynamic and interdisciplinary international research environment;
  • A stimulating international collaborative network, with opportunities for frequent study visits abroad;

Application

  • Application deadline: July 1th, 2015
  • To apply, please send your curriculum vitae and a summary of your motivation and relevant knowledge and experience to This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
  • More information about NSETHIO  can be obtained from Prof Robert (Bob) Colebunders, This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.


If you apply for this position please say you saw it on Acamedicum

All Vacancies

La Géorgie prend des mesures concrètes pour lutter contre la brucellose

La brucellose est devenue endémique chez les animaux d’élevage en Géorgie, en particulier dans la région orientale du pays. Les animaux infectés propagent la bactérie par le lait ou les fluides reproducteurs, qui peuvent à leur tour contaminer nourriture, pâturages et eau. Non détectée ou non traitée, la maladie peut se propager rapidement dans les cheptels et les troupeaux. Pour rendre la situation plus complexe, seul un test en laboratoire permet de diagnostiquer avec précision la brucellose. Voilà pourquoi des mesures préventives telles que la vaccination, la surveillance épidémiologique et les pratiques d'élevage appropriées sont essentielles pour enrayer la brucellose.

La Géorgie vient de passer à la vitesse supérieure à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la brucellose. Le projet de la FAO, financé par le Gouvernement géorgien à hauteur de 280 000 USD, utilise les ressources financières allouées dans le cadre du Programme global de renforcement des institutions.

La maladie a une longue histoire en Géorgie, selon Andriy Rozstalnyy, fonctionnaire chargé de l'élevage auprès du Bureau régional de la FAO à Budapest. «La brucellose, malheureusement, n'a pas été gérée ou traitée de façon appropriée dans le passé». De plus, dans le cadre des réformes agricoles menées en 2005, certains services et terres agricoles du pays ont été privatisés, entraînant une forte réduction des effectifs travaillant pour le Ministère de l'agriculture et les services vétérinaires.

Enrayer la maladie
Il est possible de minimiser la propagation de la brucellose en adoptant des pratiques appropriées d'élevage et en offrant des services d’appui sanitaires, vétérinaires et de vaccination – parallèlement à une surveillance régulière, la collecte d’informations épidémiologiques précises et actualisées et une meilleure sensibilisation des agriculteurs et des consommateurs. Ce sont quelques-uns des thèmes abordés par la FAO dans le cadre d’une intervention stratégique réalisée en Géorgie et qui a permis de jeter les bases de la politique de contrôle de la brucellose à long terme dans le pays – et des futurs investissements du gouvernement et de ses partenaires.

Une évaluation initiale, organisée par le projet, a permis d’identifier les priorités, les lacunes, les obstacles et les opportunités. C’est sur la base des résultats de l'évaluation qu’une proposition a été établie, définissant une stratégie de contrôle et un plan pour y parvenir.

Un atelier a été organisé et des documents de formation ont été élaborés en vue de renforcer la capacité de l'Agence nationale de l'alimentation du pays et d'autres institutions importantes engagées dans le secteur de l'élevage, et de les doter des connaissances techniques pour faire face à la brucellose.

«Nous avons présenté ce que faisaient les autres pays pour contrôler la brucellose, les avantages, les inconvénients», a déclaré M. Rozstalnyy. «Il n'y a pas de recette miracle. Quand les pays changent de stratégie, ils doivent fonder leurs décisions sur une longue liste de facteurs, y compris la prévalence de la maladie, la sensibilisation des agriculteurs concernant les voies de contamination, les systèmes d'identification des animaux et les mouvements des animaux dans le pays».

Tremplin pour plus de ressources
Suite au renforcement des capacités, un projet financé par le gouvernement s’est concentré sur l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de contrôle et a fait appel à l'expertise d’équipes multidisciplinaires – des vétérinaires et des épidémiologistes ainsi que des organisations non gouvernementales et des universités − pour diffuser des informations sur la brucellose et la façon de minimiser les risques d'infection.

«Lorsque des pays comme la Géorgie bénéficient de ressources limitées et qu’ils les utilisent pour un projet comme celui-ci, cela confirme que le projet de la FAO était utile», a déclaré M. Rozstalnyy.

En outre, l'Union européenne a élaboré un programme de soutien aux politiques sectorielles agricoles, qui se poursuit jusqu'en 2015 et qui met l'accent sur la santé animale et la sécurité sanitaire des aliments. Elle a également mis à contribution le Programme global de renforcement des institutions pour aider à renforcer les capacités de l'Agence nationale de l'alimentation de la Géorgie. Grâce à des fonds du Programme global de renforcement des institutions, l'Agence nationale de l'alimentation a engagé la FAO pour mener à bien la phase initiale d’élaboration de la stratégie de lutte contre la brucellose, afin que le programme effectif de lutte contre la brucellose puisse être mis en œuvre en 2014 et 2015.

«La brucellose a fait de gros dégâts en Géorgie, mais le pays est en train de progresser, il investit son propre argent et augmente le nombre de personnes qui travaille sur cette maladie. Le pays est sur la bonne voie, mais il faudra beaucoup de temps, d'efforts, de patience et d'engagement de la part du gouvernement», a ajouté M. Rozstalnyy.

Des animaux sains pour une vie saine
Ensemble, ces efforts, dont la FAO est l’instigatrice, contribuent à l'amélioration de la santé globale des animaux, et participent ainsi à la revitalisation du secteur de l'élevage en Géorgie, de façon à le rendre plus dynamique et plus compétitif – au profit de la sécurité alimentaire et de l’économie du pays.

About us

L'association Epidémiologie - Santé Publique - Vétérinaire:  ESPV.

Tél : +237 22809095/ 99950140/ 74633461

ESPV, Yaoundé, B.P. : 15670
This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
www.espv.org

Connect with us

Live support

Available Monday - Friday, 9 AM - 5 PM EST